Note de la rédaction: Cet article a été écrit à l’attention d’un lectorat féminin mais il est tout aussi adapté pour les lecteurs masculins. 

 

Lorsque j’ai déménagé à plus de 2000 km de l’autre côté du pays, à l’âge de 21 ans, je ne connaissais absolument personne dans ma nouvelle ville. Je ne l’avais jamais visité. Je ne connaissais pas le nom des équipes sportives les plus populaires de la capitale ni les restaurants conseillés par les chaînes de télé gastronomiques. 

J’ai suivi mon mari pour son doctorat, pendant que je finissais mes propres études à distance durant les mois suivants. J’étais heureuse pour de très nombreuses raisons, mais c’était difficile aussi. Ces premiers mois de mariage ont fait partie des quelques mois où je n’étais pas extraordinairement occupée. De plus j’avais lâché des emplois, des bourses d’étude, des postes de rédactrices et d’autres honneurs pour lesquels j’avais travaillé pendant des années, afin de déménager dans ce nouvel endroit.

Lorsque j’ai commencé à chercher du travail en n’ayant pas le moindre contact ou piste vers lesquels me tourner, je me suis sentie particulièrement démoralisée lorsque j’essayais de définir ma valeur auprès des autres, derrière un écran d’ordinateur dans une économie en pleine récession.

Mais c’est pendant cette période d’épreuves que j’ai découvert l’une des devises les plus importantes pour ma vie, dans les paroles d’un inconnu.

Un conseil inspirant

Tout en continuant ma recherche d’emploi, j’ai commencé à mener des entretiens d’information avec des entreprises et des universités régionales. Un jour, j’ai rencontré le directeur d’une université locale. Je lui ai fait part de ma frustration concernant les opportunités de travail, que tous les postes sur lesquels je tombais semblaient être beaucoup trop en-dessous ou en-dessus de mes compétences et que j’avais peur de tenter le coup pour les postes avancés, pensant qu’on ne me donnerait pas ma chance.

Il a haussé les épaules et m’a dit quelque chose de but en blanc qui m’est resté pour toujours : “Dites-vous « oui ». Laissez les autres dire « non » à votre candidature, mais ne vous disqualifiez pas vous-même en n’essayant pas”.

Dites-vous « oui » à vous-même.

Après avoir réfléchi à cette déclaration pendant des mois, je me suis rendue compte qu’il avait saisi une chose avec laquelle je me débattais depuis longtemps mais pour laquelle je n’avais jamais trouvé les mots : Je me suis souvent dit « non » à moi-même avant de pouvoir être suffisamment courageuse pour donner à quelqu’un d’autre l’occasion de le faire. J’avais peur d’être vulnérable. Je me suis dit « non » à moi-même, aux tentatives, à l’espoir et au progrès, avant même d’avoir pu essayer de réussir. Et ce faisant, je gâchais mes propres rêves ; qu’importe si d’autres disaient « non » à ce travail ou à cette entreprise ou à cette offre. Je le faisais déjà pour eux en ne me disant pas « oui » à moi-même.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, j’ai la chance de faire un travail que j’aime où j’ai dit « oui » à des choses que je ne me croyais pas capable de faire et j’ai connu à la fois des échecs formateurs et des succès épatants. Mais j’apprends que le seul véritable échec, c’est de me dire « non », de me dire que je ne suis pas assez intelligente ou pas assez bien ou pas assez importante ou pas assez accomplie et par là même occasion de rester molle dans un monde qui a besoin de force.

Alors j’apprends à me dire « oui ». « Oui » au fait de prendre soin de soi-même dans un monde qui glorifie l’auto-sabotage, les régimes alimentaires et le manque de sommeil. « Oui » au fait d’être une femme mariée et une professionnelle et une future mère et une membre de la société et une écrivaine et une dirigeante dans l’Église et une styliste qui rêve d’être célèbre, tout ça en même temps. « Oui » au fait d’être patiente et gentille, aussi avec moi-même. « Oui » aux choses qui me font peur et qui me feront grandir. Et « oui » au développement personnel.

Se dire OUI, dès maintenant

En tant que femmes, filles, mères, futures mères, futures dirigeantes, combien de fois nous disons-nous « non » avant même de pouvoir nous donner une chance ? Combien de fois nous réprimandons ou minimisons l’importance de notre propre apparence, intelligence, humour ou choix ? Combien de fois permettons-nous à la honte ou à la torpeur de nous paralyser au lieu d’accepter la tâche de faire le bien et d’être grandiose en tant que filles de Dieu ?

Changeons aujourd’hui. Laissons-nous nous dire « oui ». Disons « oui » à des possibilités qui vont nous époustoufler.

Ensuite, si d’autres nous disent « non », ainsi soit-il. Vous aurez gagné la plus grande bataille en essayant et en échouant, et en essayant et en changeant, et en continuant encore en n’étant pas parfaites mais magnifiques. Vous ressentirez un feu à l’intérieur de vous que personne d’autre ne peut éteindre parce que vous croyez en vous-mêmes. Vous verrez votre valeur infinie. Vous verrez que vous êtes forte. Vous verrez que vous avez beaucoup à offrir au monde et à vous-mêmes.

Ecrivez cette nouvelle. Participez à ce concours de maths. Faites ce discours. Faites cette pause. Mettez-vous en avant ou arrêtez ou choisissez de ne pas faire quelque chose ou agissez d’une nouvelle façon. Faites tout ou rien ou des mélanges magnifiques ou désordonnés de tout ce qu’il y a entre les deux.

Dites-vous « oui », vous en valez la peine.

Comment allez-vous vous dire « oui » cette semaine ?

 

Article écrit par Megan Brewster et publié dans RubyGirl.org sous le titre Say YES to yourself. Article traduit Nathalie.