Et si, malgré nos différences, la foi pouvait nous rapprocher ? C’est cette conviction profonde qui a réuni en juin 2025, à Kinshasa, des représentants de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et du Conseil national des religions pour la paix. Ensemble, ils ont signé un accord de collaboration pour promouvoir la paix, encourager le dialogue interreligieux en RDC et servir les communautés du pays.

Dans une salle simple mais pleine de sens, les dirigeants religieux ont posé un geste fort : celui de s’unir au service du bien commun. Elder Thierry K. Mutombo, président de l’interrégion Afrique centrale de l’Église, a signé au nom de l’Église. À ses côtés, Cheikh Abdallah Mangala et le Révérend Kinyamba Lunge Armand représentaient le Conseil national des religions pour la paix.

Cet accord est bien plus qu’un document. Il marque la volonté de travailler main dans la main, au-delà des croyances, pour soutenir les familles, alléger les souffrances humaines et promouvoir une culture de paix.

Un partenariat au service de tous

L’accord repose sur quatre grands objectifs :

  • Renforcer les actions humanitaires et les programmes éducatifs
  • Encourager le dialogue interreligieux et la fraternité
  • Mobiliser les ressources pour soulager les besoins urgents
  • Former les dirigeants religieux à la coopération et à la diplomatie spirituelle.

Même s’il n’a pas de valeur légale, ce mémorandum témoigne d’un engagement profond. Il repose sur des valeurs partagées : le respect, la solidarité et la foi en un avenir meilleur pour tous.

Un dialogue interreligieux en RDC déjà bien ancré

Les relations entre l’Église et le Conseil ne datent pas d’hier. En 2022, Cheikh Mangala avait déjà offert un cadeau symbolique à Elder D. Todd Christofferson, apôtre de l’Église. Ce présent représentait deux mains jointes, symbole fort de coopération et de confiance.

Aujourd’hui, cette image prend tout son sens. Grâce à cet accord, plusieurs programmes humanitaires de l’Église – comme les projets d’eau potable ou la formation en santé maternelle – pourront être partagés avec d’autres confessions, en coordination avec le Conseil.

Un moment d’unité

La signature s’est déroulée en présence de plusieurs responsables religieux, dont la Révérende Thérèse Bimpa Abulukayi (réseau Foi, femmes et enfants) et le Colonel Ntembi Essaie de l’Armée du Salut. Tous étaient animés par une même volonté : servir, aider et aimer son prochain, quelle que soit sa foi.

Elder Mutombo a rappelé que cette démarche rejoint les paroles du président Russell M. Nelson, qui nous invite à construire des ponts plutôt que des murs.

Une foi qui rassemble

Dans un pays marqué à la fois par les défis et par une incroyable résilience, cette rencontre à Kinshasa a été un moment d’espoir. Elle montre que la foi, lorsqu’elle s’unit à l’action, peut transformer des vies, des familles, et pourquoi pas, une nation entière.

Cet accord est une invitation pour chacun de nous. Là où nous sommes, nous pouvons choisir de bâtir des ponts – par nos gestes, nos paroles et notre engagement au service des autres.

Source : www.thechurchnews.com